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L’euthanasie

01/07/2024 Conseils du vétérinaire
L’euthanasie

L’espérance de vie moyenne de nos animaux est bien inférieure à celle des humains, tous les propriétaires sont ou seront confrontés à leur décès. C’est une épreuve douloureuse à traverser qui peut s’avérer encore plus difficile quand il faut prendre la décision de le faire euthanasier.

L’euthanasie est un acte médical vétérinaire indolore destiné à abréger la vie d’un animal présentant une pathologie physique ou mentale à l’origine de souffrances pour lui-même et son entourage.

Chaque euthanasie est unique et justifiée par de nombreux facteurs dont le choix appartient au propriétaire de l’animal mais l’évaluation de la nécessité d’un tel acte dépend de l’appréciation du vétérinaire qui a le droit de refuser s’il juge cet acte inapproprié ou que d’autres solutions accessibles sont applicables.



❖ Quand prendre la décision ?


C’est une décision extrêmement difficile à envisager mais qui est pratiquée uniquement pour éviter de trop grandes souffrances physiques et morales à l’animal. C’est donc paradoxalement un dernier acte d’amour pour votre compagnon.

Voici quelques questions dont une ou plusieurs réponses positives méritent d’en discuter avec votre famille et votre vétérinaire :

• Votre animal souffre-t-il ? Est-ce que sa vie quotidienne est impactée ? (Mange-t-il ? se déplace-t-il seul ? est ce qu’il se soulage sous lui ? est ce qu’il gémit ?)

• Votre animal est-il atteint d’une maladie incurable sans rémission possible avec un traitement lourd, un épuisement, de fortes douleurs ?

• Votre animal est-il dangereux, agressif, parfois incontrôlable ? Avez-vous consulté un comportementaliste ? A-t-il déjà eu des traitements ou une thérapie comportementale sans succès ?


❖ Comment se déroule une euthanasie ?


Le propriétaire peut, au regard de ses émotions, assister à toute ou une partie de la procédure ou ne pas rester. C’est une démarche personnelle, personne ne vous jugera.

L’acte en lui-même se compose de 2 temps :

• La première injection par voie veineuse ou intramusculaire vise, via l’injection d’anesthésiants, à plonger votre animal dans un coma artificiel afin qu’il perde conscience et qu’il ne ressente plus aucune douleur.

• La deuxième injection vise à arrêter la fonction cardiaque puis respiratoire via l’injection d’anesthésiants puissants par voie veineuse ou intra cardiaque selon la situation.

Votre animal ne sentira absolument rien, c’est une anesthésie de plus en plus profonde qui arrêtera ses fonctions vitales pendant son sommeil.

Les yeux de votre animal resteront ouverts pendant et après l’acte, c’est normal chez nos animaux. Il pourra aussi faire une ou plusieurs grandes inspirations. Plus rarement, il peut également subir une crise épileptiforme pendant la phase d’endormissement (réaction des anesthésiants sur le système nerveux central) mais il est déjà endormi et inconscient. Et enfin, pas systématiquement, des petits tremblements musculaires peuvent persister quelques minutes après le décès.


❖ Pour en savoir plus : Que faire de son corps ?


• L’enterrer dans mon jardin :

Il est dorénavant interdit d’enterrer soi-même un animal et ce même dans son jardin. Vous devez confier la dépouille de votre animal de compagnie à un vétérinaire dans les 48h maximum pour qu’il se charge de le faire incinérer dans un crematorium animalier ou contacter directement le crematorium près de chez vous.

Se débarrasser de la dépouille d’un animal peut être puni d’une amende de 3750€.

• Le faire incinérer dans des crematoriums dédiés avec 2 options :

Collective : votre animal est incinéré avec d’autres animaux de compagnie et les cendres sont enfouies dans un site spécialisé où il vous sera possible de vous recueillir.

Individuelle : plus onéreuse, votre chien est incinéré seul, vous pouvez si vous le désirez, fixer le RDV pour y assister et récupérer ses cendres dans une urne que vous aurez pu choisir.

Quand les cendres ne sont pas récupérées, elles sont dispersées dans le parc du crématorium ouvert au public pour permettre le recueillement.

• Inhumer son chien dans un cimetière animalier :

Bien qu’il n’y en ait pas partout, ce service funéraire se développe, vous aurez une place pour les cendres ou le corps de votre compagnon à la manière d’un cimetière humain. Il existe aussi des cimetières virtuels où vous pourrez rendre hommage et déposer les souvenirs de votre compagnon.



Sources :

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F33426#:~:text=Vous%20pouvez%20confier%20la%20d%C3%A9pouille,48%20heures%20suivant%20le%20d%C3%A9c%C3%A8s.

Pour en savoir plus :

Quelques livres sur le deuil animalier :

Au Revoir Blaireau, Susan Varley, à partir de 6 ans

Le deuil D’Olivia, Martine Latulippe, Nathalie et Catherine Parent, à partir de 3 ans

Sacha et Gribouille, Anaïs Caux, de 2 à 7 ans

Son odeur après la pluie, Cedric Sapin-Defour

Mon chat Mon chien va partir, Dr Frantz Coppé

La dysplasie de la hanche
La dysplasie de la hanche

01/09/2023 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

La dysplasie de la hanche Nous avons tous déjà vu le berger allemand du voisin avoir son train arrière qui flanche, se dérobe. Eh bien oui ! Il est probablement atteint de cette malformation articulaire issue d’un problème de développement de l’articulation pendant sa croissance. L’instabilité ou laxité excessive de l’articulation de la hanche provoquera une déformation de la cavité, la disparition du cartilage et formation d’excroissance osseuses douloureuse et invalidante. ❖ Mon chien peut-il être dysplasique ?Le chien ne nait pas dysplasique, ses hanches sont normales à la naissance et la maladie se développe pendant la croissance. C’est une maladie héréditaire dont certaines races (surtout de grande taille) sont plus touchées que d’autres : Le berger allemand, Labrador, Golden retriever, Rottweiler, Saint Bernard, Bouvier Bernois, Dogue de bordeaux sont les plus touchés mais aussi les Bulldog anglais, Cocker, Epagneul, Berger australien, … Cependant, des facteurs environnementaux favorisent l’expression clinique de la dysplasie chez un chien génétiquement porteur : une croissance trop rapide, une activité physique trop intense ou une alimentation inutilement riche en énergie provoquant un excès de poids.❖ Quels sont les signes à détecter ?Des signes cliniques peuvent apparaitre très jeunes, souvent le diagnostic se fait entre 6 et 12 mois mais parfois il n’y aura aucune douleur ou boiterie avant l’âge de 6 ou 10 ans. La dysplasie des hanches n’est pas forcément à l’origine de signes cliniques mais certains signes sont à détecter :- Une intolérance : il fatigue et alterne pendant le jeu des phases où il se couche- Une difficulté à se relever après une phase de repos- Une démarche chaloupée- Un faux galop ou « saut de lapin », les 2 postérieurs sont lancés en même temps quand il court- Un report du poids à l’avant entrainant parfois une hyper-extension tibio-tarsienne puis, en vieillissant, une fonte des postérieurs en faveur d’un développement musculaire des antérieurs et du poitrail.- La boiterie, même intermittente, n’est pas le principal symptôme au début de la maladie.Le dépistage précoce est primordial sur les races à risque ou si le doute est présent, afin de prendre les bonnes décisions rapidement (certaines chirurgies ne sont pas possibles passées un certain âge).Après un examen orthopédique, le vétérinaire procèdera à des manipulations et mesures radiographiques sous sédation (certains examens peuvent être pratiqués par des vétérinaires spécialisés).❖ Quels sont les traitements existants ?Être dysplasique n’est pas une fatalité. Certes, votre chien aura un suivi régulier mais des traitements sont adaptés au cas par cas et en fonction du stade et de l’évolution :- Mesures hygiéniques adaptées (activité raisonnée et limitée, alimentation adaptée pour maintenir un poids corporel minimal)- Cures d’antalgiques et suppléments protecteurs du cartilage- Chirurgie sur chien jeune ou d’âge moyen : la symphysiodèse juvénile pubienne entre 10 et 20 semaines d’âge ; la double ou triple ostéotomie du bassin sur les chiens de 8 à 10 mois, la prothèse de hanche à partir de 1an ; l’ostéotomie de la tête fémorale à n’importe quel âge (empêchera la douleur mais l’exercice de votre chien devra être limité toute sa vie).- La physiothérapie aidera bien votre animal (laser, hydrothérapie, rééducation fonctionnelle...) Pour en savoir plus :1. Exercices à réaliser à la maison : articles et vidéos https://pro.mikan-vet.com/blog/article/dysplasie-de-la-hanche-exercices-a-realiser-a-la-maison.html#2. La dysplasie de la hanche chez le chien https://chuv.umontreal.ca/le-chuv/hopital-des-animaux-de-compagnie/ressources/dysplasie-de-hanche-chez-chien/Références :cf celles précédemment citéesVous pouvez retrouver cette fiche conseils en téléchargement, en cliquant ici.

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Comment prendre soin de votre rat !
Comment prendre soin de votre rat !

01/08/2023 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Comment prendre bien soin de votre… rat !Vif et très intelligent, le rat est un petit compagnon très attachant et il fait partie des NouveauxAnimaux de Compagnie (NAC(1)) que l’on retrouve dans de nombreux foyers français. Loin d’être aussi effrayant et dangereux que ce que la légende urbaine le laisse entendre, vous tomberez rapidement sous son charme. Le rat domestique est issu de la sélection de rats bruns (Rattus norvegicus) élevés en captivité. On ne parle pas de races de rat mais plutôt de souches, lignées ou « types » de rat en fonction de leurs caractéristiques physiques et génétiques. ❖ Comportement et environnement :Le rat est un animal social qui appréciera de ne pas vivre seul dans sa cage. Cependant, au sein d’un groupe de rats une certaine hiérarchie doit se mettre en place afin d’assurer sa stabilité. Il est donc conseillé d’en adopter au moins deux lorsque cela est possible ou de réintégrer un nouveau rat lorsqu’il n’en reste plus qu’un. La cohabitation n’est pas toujours simple et peut demander beaucoup de patience de la part du propriétaire avant que des liens ne se créent entre les individus. Afin que la mise en contact se passe au mieux, il est conseillé de les installer en terrain neutre (lieu où aucun des rats n'aura pu déposer son odeur pour marquer son territoire). Dans le cas contraire, le rat qui vit déjà dans le lieu de rencontre risque de défendre son territoire et d’agresser le nouveau venu. Il n’y a pas de préférence de sexe ou d’âge pour créer un groupe ou couple, mais d’une manière générale, l’intégration d’un individu plus jeune dans un milieu neutre entrainera le plus souvent de l’indifférence de la part de l’individu plus âgé. Si la reproduction n’est pas souhaitée dans le cas d’une cohabitation mâle/femelle, la stérilisation du mâle est conseillée au minimum 3 semaines avant la mise en contact.Pendant la mise en contact il peut y avoir des affrontements avant que la dominance ne s’établisse.Bien que cela soit parfois difficile à regarder, il est conseillé de laisser les individus « s’expliquer » sans intervenir à partir du moment où ils ne se mettent pas en danger.La cage de vie doit être relativement grande et aérée (avec un minimum de 50 cm 3 par individus présents), et, dans l’idéal, être sur plusieurs étages. Elle peut être équipée avec différents accessoires tels que des passerelles, des tunnels, des cachettes, des hamacs… lui permettant ainsi d’avoir différentes aires de repos mais aussi d’exercice. La cage doit être placée dans un endroit à l’abri des courants d’air, des sources de fumées et des aérosols, mais plutôt dans la pièce de vie afin de profiter de l’activité humaine. Il est également possible d’y ajouter des jeux, notamment de « destruction » pour occuper votre/vos rats : des branchages, des jeux ou des cachettes en carton ou en bois qu’il pourra ronger. Les roues sont plutôt déconseillées pouvant entrainer des traumatismes de la colonne vertébrale. Une zone avec de la litière est indispensable pour leurs besoins. Les litières de chanvre, de cellulose ou de maïs sont à préférer aux litières plus poussiéreuses telles que les copeaux de pin ou de cèdre. Aussi bien aménagée qu’elle soit, des sorties hors de la cage sont conseillées quotidiennement.Le rat est un animal omnivore opportuniste qui appréciera toutes sortes d’aliments. Les aliments riches en protéines et pauvres en lipides sont à privilégier. Il existe des aliments complets pour rats qui pourront couvrir tous leurs besoins. Il est également possible de leur proposer une ration ménagère avec des graines, des fruits et légumes crus, des protéines animales cuites (œufs, viande hachée, fromage à pâte dur…), en évitant les produits transformés sucrés tels que les produits de boulangerie par exemple. Les rats savent en général se réguler et la plupart du temps il n’est pas nécessaire de limiter l’accès à la nourriture.❖ Particularités physiologiques :Le rat a une espérance de vie de 2,5 à 3 ans. Les femelles pèsent en moyenne 250 à 300 g et les mâles entre 300 et 500 g. Comme le hamster et la souris, les rats ont les incisives qui poussent en permanence et ses dents jugales sont définitives. C’est un animal crépusculaire qui aura tendance à être plus actif en fin de journée.❖ Médecine préventive :Les maladies parasitaires internes ou externes chez le rat ne sont pas les maladies les plus fréquentes.En cas de symptômes (démangeaisons, lésions cutanées, visualisation de parasites, diarrhées, amaigrissement…) une visite chez le vétérinaire est conseillée pour mettre le traitement adapté en place.Il n’y a pas de vaccination nécessaire ou obligatoire pour le rat.❖ Reproduction :Une femelle est pubère entre 4 et 8 semaines, un mâle entre 8 et 10 semaines. La gestation est d’une durée de 21 à 23 jours en moyenne et la taille de la portée est de 6 à 13 petits. Une ratte peut avoir jusqu’à 6 portées par an. Le sevrage se fait au bout de 3 semaines environ.La stérilisation peut être conseillée dans le cas d’une cohabitation compliquée entre individus du même sexe ou de sexe différent si la reproduction n’est pas souhaitée. La stérilisation des mâles étant une intervention engendrant moins de douleur, avec un risque chirurgical et anesthésique plus faible et une convalescence plus courte que la stérilisation des femelles. Lorsqu’il y a possibilité de faire un choix, la stérilisation du ou des mâles est donc préférée. Cependant, la stérilisation de la femelle (mais aussi du mâle) peut être fortement recommandée dans le cadre du développement de tumeursmammaires.Question curieuse : Peut-on dresser un rat ?C’est un animal joueur, curieux et gourmand. Il a donc toutes les qualités requises pour répondre positivement au jeu du dressage. La règle est de commencer par des « exercices » simples que l’on peut complexifier progressivement, et d’utiliser le renforcement positif avec des friandises pour favoriser la répétition du comportement voulu. Les séances d’exercices doivent être courtes (4-5 minutes), toujours finir positivement pour ne pas le dégoutter du dressage et être répétées régulièrement. Parmi les exercices qu’il est possible de réaliser, l’apprentissage de la propreté, le rappel, l’évitement des comportements dérangeants (morsures, grignotages…) sont des classiques, mais des comportements plus complexes peuvent aussi être obtenus à force de patience (reconnaissance d’odeurs ou de couleurs, ramener/trouver un objet, résoudre des problèmes…).(1) L’acronyme NAC regroupe des petits mammifères, des reptiles, des poissons, des oiseaux, etc. Références :QUESENBERRY KE, CARPENTER JW. Ferrets, Rabbits and Rodents Clinical Medicine and Surgery. 4th ed.Saunders WB. 2020 : 656pVous pouvez retrouver cette fiche conseils en téléchargement, en cliquant ici.

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Mon chat urine partout !
Mon chat urine partout !

03/07/2023 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Pourquoi mon chat urine partout ?!C’est agaçant, mais est-ce grave ?Un chat est propre, il ne se venge pas et n’a pas de revendication. Quel que soit l’âge, le sexe ou la race, s’il urine en dehors de sa litière, ne soyez pas fâchés, gardez votre calme, il a un souci. Il faut alors déterminer s’il s’agit de marquage ou de malpropreté, car ce symptôme peut révéler un problème d’ordre médical pouvant être grave. ❖ Marquage urinaire ou malpropreté ?Un chat qui procède au marquage urinaire d’un lieu, renifle une zone verticale, se tourne, reste debout, dos bombé, queue verticale et frétillante, il émet quelques gouttes très odorantes parfois en jet sur le support vertical. Ces petits spots urinaires ont pour unique but de délimiter le territoire vis- à-vis des intrus. Il agit ainsi quand il ne se sent pas/plus chez lui (ex : déménagement, retour d’un séjour en pension, nouveau meuble ou nouvel animal dans la maison…).Un chat malpropre urine dans des lieux inappropriés (en dehors de sa litière, dans la douche, sur un tapis, un lit…) en se mettant en position accroupie. La malpropreté reflète souvent un état de stress, d’anxiété qui peut avoir des causes profondes qu’il conviendra de traiter avec l’aide de votre vétérinaire. Mais avant tout, la malpropreté est le premier symptôme du syndrome urologique félin.❖ Le Syndrome Urologique Félin (SUF) ou « chat bouché »Le SUF regroupe les affections du bas appareil urinaire (vessie, urètre) qui sont à l’origine de symptômes caractéristiques parfois évolutifs et graves : la malpropreté l’augmentation du nombre de mictions qui sont parfois douloureuses (le chat peut gémir, crier et sa position accroupie se modifie avec un dos qui s’arrondit, à ne pas confondre avec des difficultés à déféquer) l’hématurie : sang dans les urines impossibilité à uriner : l’urètre, petit tuyau qui évacue l’urine de la vessie vers l’extérieur, est obstrué (souvent par un petit cristal) empêchant l’urine de se vidanger de la vessie. La vessie gonfle pour former un « globe vésical » avec risque de rupture de sa paroi. Ne pouvant plus uriner, le chat s’intoxique avec ses propres déchets, c’est une insuffisance rénale aigüe. Il sera apathique, anorexique, son abdomen sera douloureux et pourra vomir. C’est une urgence absolue, son état se dégrade pouvant entrainer sa mort en 48h. Dirigez-vous au plus vite chez votre vétérinaire afin qu’il puisse procéder à des analyses, le sonder et le placer sous perfusion.Il existe des facteurs de risques connus qui favorise la survenue du SUF : l’anatomie de l’urètre du chat mâle, un animal qui boit peu, la sédentarité et des régimes alimentaires bas de gamme (riches en phosphore et magnésium) sont à l’origine d’une modification de pH urinaire et la précipitation des sédiments pour former des micros-cristaux pouvant s’agglomérer en calculs.Quelles que soient les causes des SUF (anatomiques, bactériennes, tumorales, idiopathiques ou par des cristaux), les problèmes urinaires sont toujours à prendre en charge rapidement car ils peuvent entraîner des conséquences graves.Question curieuse : Les lithiases urinaires c’est quoi ?Les lithiases urinaires est le nom donné aux petits cristaux retrouvés chez la majorité des chats souffrant du SUF. Elles sont susceptibles de provoquer des cystites, de boucher l’urètre ou de s’agglomérer en calculs.Les 2 lithiases les plus fréquentes sont : Les struvites (phosphates ammoniaco-magnésien) se forment à pH basiques dans une urine concentrée en magnésium et phosphore. Ils représentent 50% des cristaux du chat et se dissolvent bien avec une alimentation adaptée. Les oxalates de calcium apparaissent dans une urine concentrée, acide et riche en calcium. Ils représentent 40% des cristaux et peuvent dépendre également de facteurs génétiques (ex : les persans). Ils ne peuvent être dissous mais une alimentation adaptée empêche qu’ils se reforment. Pour en savoir plus et références : Tony et Leon « Mon chat urine partout » : https://www.youtube.com/watch?v=DVfDj2MCg10 Vétovie « le chat bouché » : https://vetovie.com/chat-urines-litiere-sang-calculs-plainte-abattement-croquettes-veterinaire-rennes-vetovie/ CHUV Montreal « blocage urinaire chez le chat » : https://chuv.umontreal.ca/le-chuv/hopital-des-animaux-de-compagnie/ressources/blocage-urinaire-chez-chat/Vous pouvez retrouver cette fiche conseils en téléchargement, en cliquant ici.

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LES VERMINOSES : Comment savoir si mon animal de compagnie a des vers ?
LES VERMINOSES : Comment savoir si mon animal de compagnie a des vers ?

16/06/2023 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Comment savoir si mon animal de compagnie a des vers ?Plusieurs signes peuvent vous alerter en cas d’infestation par des vers digestifs. Parfois, plusieurs de ces signes peuvent exister en même temps ou successivement et doivent vous alerter, en voici les principaux :Le léchage de la zone périnéale (se lécher les fesses, oui lui, il y arrive !)Le signe du traineau (l’animal se frotte les fesses par terre)Des vomissements (parfois avec des vers mobiles à l’intérieur, charmant…)Des diarrhées, pas toujours avec des vers mais parfois avec du sang.De la constipation (les vers emmagasinés créent un « bouchon »)Un amaigrissement (les vers se nourrissent des nutriments avant qu’ils ne soient assimilés par l’organisme, en gros, ce que votre animal mange c’est pour nourrir ses vers, les restes sont pour lui, il peut donc manger comme 4 tout en perdant du poids) et donc parfois un retard de croissance.Un abdomen distenduUne anémie (donc de la fatigue)Un poil terneDe la toux… ❖ Riz, Tagliatelles ou spaghettis ? Quels sont les parasites qui colonisent nos poilus ?Il existe principalement 3 grandes familles :Les Nématodes, vers ronds qui ressemblent à des spaghettis : Chez les jeunes, les Ascaris sont les plus fréquents, mais les Ankylostomes sont très agressifs pour la paroi intestinale, car ils se nourrissent de sang et provoquent de l’anémie. Les Trichures, sont également hématophages et infestent les animaux de tous les âges. Les Angiostrongles ont leurs larves dans les limaces, une fois ingérées, elles se développent et migrent dans le cœur et les poumons. Enfin, la Dirofilariose pénètre elle sous forme de larve transmise par les moustiques (en région chaude et humide) puis se transforme en ver qui colonise le cœur et les artères pulmonaires.Les Cestodes, vers plats ressemblant à des tagliatelles, sont désagréables, mais souvent sans conséquences graves chez nos animaux domestiques : le taenia (vers solitaire chez l’Homme), les Dipylidiums en forme de grains de riz (ce sont en réalité des segments de taenia) transmis par les puces et les Echinocoques.Les Protozoaires (organismes unicellulaire) : la Giardiose et la Coccidiose sont invisibles à l’œil nu, mais responsables d’importantes diarrhées.❖ Mais comment a-t-il attrapé ça ?La transmission se fait le plus souvent par ingestion d’hôtes intermédiaires : les puces (Dipylidium), les limaces/les escargots (angiostrongles), les moustiques (dirofilariose), les proies, viandes crues, carcasses, viscères… (taenia)Mais aussi en buvant des eaux souillées (protozaires), sur les sols, les jouets, le pelage d’autres animaux… sans oublier les transmissions in utéro par voie transplacentaire, et même via le lait de leurs mères !Bref, ils sont partout ! 90 % à 100 % des chiots et des chatons sont porteurs ainsi que 2/3 des adultes !❖ Que faire ?Traiter régulièrement vos animaux contre les puces.Enlever régulièrement les excréments du jardin et de la litière.Se laver les mains régulièrement et nettoyer les sols et les endroits de couchage. Ne pas donner de viandes crues ou mal cuites à vos animaux.Et surtout, vermifuger vos animaux avec des vermifuges de qualité à spectres larges. Ils sont efficaces et dépendent du poids et de l’âge de l’animal. La fréquence du traitement recommandé est d’une fois par mois à partir de 1,5 mois jusqu’à 6 mois puis minimum 4 fois par an.Les vermifuges existent en comprimés et aussi en spot-on à appliquer sur la peau de l’animal, mais attention, ils n’ont pas d’effet rémanent, ils n’agissent donc pas en prévention. Il faut donc vermifuger très régulièrement vos compagnons et ne pas hésiter à demander conseil à votre vétérinaire.Manger de l’herbe ou donner de l’ail à son animal ne vermifuge malheureusement pas !Question curieuse : Et moi, je peux attraper les vers de mon animal ?Eh oui ! Par contamination oro-fécale. Miam !Nous pouvons ingérer les œufs de ces charmants parasites sur les légumes, la viande mal cuite ou même via les bisous et les caresses que l’on fait à nos bêtes (ils se lèchent les fesses puis leurs poils et étalent les œufs sur le pelage…).Hors de question d’arrêter les câlins ! Il suffit juste d’avoir une bonne hygiène, de vermifuger régulièrement vos animaux.Quant à la toxoplasmose, inoffensive pour les chats et redoutée des femmes enceintes, inutile d’abandonner son chat, car il ne présente pas de risque direct. Se laver les mains régulièrement et surtout après le nettoyage quotidien de la litière (de préférence avec des gants) suffira à vous en prémunir. À noter que les œufs excrétés dans les selles sont infectants s’ils sont restés minimum 24 h à l’extérieur. Ce parasite se transmet surtout via la viande mal cuite ou de salaison ou les légumes et les fruits crus. Seuls les chats qui mangent de la viande ou des proies peuvent être porteurs (votre chat de canapé en appartement n’est pas un danger). Pour en savoir plus :Video : Les bons conseils de Tony et Leon « pourquoi vermifuger son animal ? » https://www.youtube.com/watch?v=Lcask6wX88ELes parasites du chien : https://www.medvet.umontreal.ca/servicediagnostic/parasitologie/PDF/Parasites%20du%20chie n.pdfEsccap : Lutter contre les vers (helminthes) du chien et du chat https://www.esccap.org/uploads/docs/v0cq82lz_ESCCAP_CH_GL_Endo_rev_f_def_140415.pdfEsccap : Les ascaris du chien et du chat https://www.esccap.fr/vers-parasites-chien-chat/les- ascarides-ascaris.htmlVidal : https://www.vidal.fr/maladies/estomac-intestins/vers-intestinaux.htmlGrossesse et toxoplasmose : https://www.cerballiance.fr/fr/blog/grossesse/toxoplasmose-et- grossesse#:~:text=L'infection%20est%20sans%20gravit%C3%A9,ou%20en%20d%C3%A9but%20d e%20grossesse.Références :Sites internet cités + cours de parasitologie vétérinaire LiègeVous pouvez retrouver cette fiche conseils en téléchargement, en cliquant ici.

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Comment prendre bien soin de votre... poisson rouge !
Comment prendre bien soin de votre... poisson rouge !

16/06/2023 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Comment prendre bien soin de votre… poisson rouge !Les poissons, dont le « poisson rouge », sont des NAC(1) à la physiologie très particulière dont la santé dépend directement de leur environnement.Autrefois, il a massivement été offert dans les kermesses et les fêtes foraines sans aucun conseil adapté pour son entretien. Les poissons rouges ont donc beaucoup souffert de ce manque d’information et du cliché du poisson dans son bocal.Heureusement, depuis quelques années les choses changent et aujourd’hui le bocal rond n’est plus commercialisé en France. Cet article vise à passer en revue les conseils environnementaux permettant de maintenir votre poisson en bonne santé. ❖ Comportement et environnement :Le « poisson rouge » est un poisson d’eau douce appartenant à la famille des Cyprinidés. Il s’agit officiellement d’un animal domestique issu d’un élevage sélectif d’une forme sauvage de l’espèce (le cyprin doré) réalisé en Chine à l’époque des premières dynasties. C’est un poisson d’eau froide ce qui signifie qu’il peut vivre en aquarium à la maison, à l’écart des sources de chaleur, ou dans un bassin extérieur. Il s’agit d’un animal grégaire qui vit en banc, il est donc conseillé d’en adopter au moins deux ou trois.Un aquarium avec un litrage important est requis (entre 50 et 100 L par poisson à l’adoption selon la variété) sachant qu’il faudra probablement augmenter la taille du bassin à l’âge adulte. La température de l’aquarium doit être maintenue entre 10 et 25°C et le pH de l’eau entre 6.8 et 7.2. Le poisson rouge « pollue » très rapidement son eau, il est donc nécessaire d’avoir un système de filtration efficace (pompe externe avec une capacité de filtration faisant au moins 3 à 4 fois le litrage de l’aquarium par heure). Pour les mêmes raisons, un renouvellement partiel régulier (environ ¼ du litrage une fois par mois) de l’eau de l’aquarium est conseillé. Il s’agit d’un poisson diurne. Un éclairage artificiel avec un spectre adapté aux aquariums est préférable à un éclairage naturel car l’intensité et la photopériode peuvent être contrôlés. L’éclairage favorise notamment la croissance correcte des plantes dans l‘aquarium sans favoriser le développement des algues indésirables. Une photopériode de 10 à 12h maximum est conseillée. En milieu sauvage, ce poisson vit dans des eaux calmes à faible courant, il n’est donc pas nécessaire d’équiper l’aquarium avec un système mettant l’eau du bassin trop en mouvement afin d’éviter de créer un stress environnemental chronique.Dans la nature, le poisson rouge recherche sa nourriture en remuant le substrat. La mise en place d’un substrat adapté au fond de l’aquarium est donc conseillée pour reproduire au maximum le milieu naturel. Par ailleurs, cela permet également de planter des végétaux aquatiques naturels dans l’aquarium, qui sont à la fois une source de cachettes et de nourriture, permettent de fixer le substrat et participent à l’assainissement de l’eau. Il est aussi possible d’agrémenter le fond de l’aquarium de décors naturels ou artificiels fournissant des cachettes supplémentaires.Le poisson rouge est omnivore. En captivité, une nourriture complète et adaptée à l’espèce est possible sous forme de granulés. L’alimentation flottante sous forme de flocons ou paillettes est à proscrire. De plus le poisson peut se nourrir des végétaux présents dans le bassin, ils sont notamment friands de l’élodée, des lentilles d’eau, des anubies et de fougères aquatiques (fougère de Java ou de Sumatra).Des petits crustacés vivants ou congelés peuvent également être distribués de temps en temps. Il est conseillé de respecter 2 à 3 jours de jeûne chez les adultes dans la semaine et de rationner l’alimentation industrielle pour éviter la suralimentation et la pollution de l’eau de l’aquarium.❖ Particularités physiologiques :Le poisson rouge a une espérance de vie d’environ 30-35 ans. A l’âge adulte, il mesure une vingtaine de centimètre, si l’espace à sa disposition pour nager lui permet d’atteindre sa taille maximale.Il existe plusieurs variétés de poissons rouges issus du poisson rouge commun caractérisées par une exagération/hypertrophie d’un caractère morphologique : le Tête de lion , le Voile de Chine, le Bubbleeye ou le Ranchu. Ces caractères peuvent s’avérer être un handicap pour le poisson, ce qui les rend plus sensibles, notamment à certains facteurs environnementaux (température, dureté ou pH de l’eau par exemple).❖ Médecine préventive :Tout comme les autres NAC, les poissons peuvent souffrir de maladies parasitaires externes ou internes qui peuvent être décelées en observant des lésions cutanées, des symptômes digestifs, des symptômes respiratoires ou encore des symptômes plus généraux comme de l’abattement, de l’anorexie, une perte de poids… La mise en place d’un traitement nécessite au préalable une consultation chez le vétérinaire pour déterminer le parasite responsable et mettre en place le traitement le plus adapté.Avant l’introduction d’un nouvel individu dans le bassin/aquarium déjà installé, nous conseillons de respecter une période de quarantaine. Elle permet à la fois de faire une adaptation du nouveau poisson à l’eau de son nouveau milieu de vie mais aussi de surveiller l’apparition d’éventuelles maladies pendant cette durée et de ne pas risquer alors de contaminer l’aquarium et ses éventuels habitants.❖ Reproduction :Le dysmorphisme sexuel est discret et ne se développe qu’à la maturité sexuelle (vers 2-3 ans) : la femelle s’arrondit et sont anus est plutôt convexe, le mâle développe des petits nodules (boutons de noce) sur les ouïes et les nageoires pelviennes et l’anus est plutôt concave.Les poissons rouges se reproduisent jusqu’à environ 10 ans tout au long de l’année en aquarium, et plutôt au printemps dans un bassin extérieur. C’est la période de frai.Question curieuse : Peut-on mettre un poisson dans un aquarium qui vient juste d’être installé ?Non ! L’aquarium a besoin d’être rodé avant d’y mettre les poissons. Le rodage correspond à la période pendant laquelle l’écosystème de l’aquarium va s’équilibrer sans aucune intervention extérieure.Après avoir nettoyé tous les éléments de l’aquarium puis avoir installé le substrat, le décor, les plantes, le système de filtration et d’éclairage et avoir fait la mise en eau, on laisse tourner le système pendant 4 à 6 semaines. Durant cet intervalle, le cycle de l’azote se met en place : dans les premiers jours de l’ammoniaque se forme et ce dernier va être consommer par une bactérie qui se développe à peu près au même moment dans l’eau : Nitrosomonas. Elle va consommer l’ammoniac et le transformer en nitrite, élément toxique pour les poissons. Le pic est observé à peu près à 4 semaines. Il diminue très rapidement grâce à d’autres bactéries (Nitrospiras et Nitrobacter logées notamment dans le substrat et le filtre) qui consomment les nitrites et les transforment en nitrates. Une fois que le taux de nitrites retombe à 0, les poissons peuvent être installés dans leur aquarium.(1) L’acronyme NAC regroupe des petits mammifères, des reptiles, des poissons, des oiseaux, etc. Références :WILDGOOSE WH. BSAVA Manual of Ornemental fish, 2nd ed. BSAVA, Gloucester. 2001: 304p.Vous pouvez retrouver cette fiche conseils en téléchargement, en cliquant ici.

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