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Checklist de la première année du chiot et du chaton

01/06/2026 Conseils du vétérinaire
Checklist de la première année du chiot et du chaton

❖ Adoption et arrivée à la maison

L’adoption doit idéalement se faire à partir de 8 semaines minimum, après le sevrage.

Bien choisir son animal

  • Renseignez-vous au préalable sur les besoins de l’espèce et les spécificités de la race.
  • Privilégier un élevage, une association ou un refuge sérieux.
  • Observer les conditions de vie et, si possible, les parents (surtout en élevage : demandez également à consulter les papiers et éventuels dépistages des parents).
  • Vérifier les documents : certificat de cession, identification, carnet de santé.
  • L’animal doit être identifié obligatoirement (puce ou tatouage).
  • Les premiers vaccins et antiparasitaires sont déjà réalisés.
  • Vous devez signer le Certificat d’Engagement et de Connaissance pour toute acquisition d’un chien ou chat à titre onéreux ou gratuit. Il s’agit d’un document d’information qui a pour but de sensibiliser et responsabiliser les détenteurs avant l’acquisition. Sa signature certifie que l’acquéreur a bien pris connaissance des besoins de l’animal et s’engage à les respecter.

Préparer son arrivée

  • Couchage, gamelles, litière (chat), laisse et harnais (chien)
  • Transport sécurisé : cage de transport, ceinture de sécurité, …
  • Sécurisation du logement :

o fenêtres et balcons (chat)

o jardin clôturé (chien)

o produits ménagers, fils électriques, plantes toxiques, petits objets

  • Prévoir des jouets et zones de repos (“zone refuge”)
  • Si d’autres animaux déjà présents dans le foyer : présentations progressives et encadrées

❖ Alimentation et croissance

Une alimentation adaptée est essentielle pour une croissance harmonieuse.

  • Choisir une alimentation “spécial chiot” ou “spécial chaton”, de bonne qualité. Attention au marketing de certaines marques qui peut souvent être trompeur.
  • Demandez conseil à votre vétérinaire pour le choix des croquettes ou le calcul de la ration.
  • Toute transition alimentaire doit être progressive sur plusieurs jours (notamment si vous changez d’alimentation au moment de l’arrivée à la maison).

❖ Suivi vétérinaire et vaccinations

La première visite

Dans la première semaine après acquisition : examen complet, conseils santé, alimentation, comportement, …

Calendrier vaccinal (indicatif)

  • 2 mois : primo-vaccination (souvent déjà réalisée par l’éleveur/association)
  • 3 mois : rappel
  • 4 mois : rappel
  • 1 an : rappel + visite pubertaire (fin de croissance)
  • Puis : rappels annuels selon le protocole

Le calendrier vaccinal dépend du mode de vie de chaque animal, il sera donc réalisé de façon personnalisée par votre vétérinaire.

Le vétérinaire vous conseillera également concernant la stérilisation : intérêt, moment adéquat pour la réaliser, …

Voici la liste des vaccinations possibles selon l’espèce et le mode de vie :

Chien :

  • Vaccins essentiels : maladie de carré, hépatite infectieuse, parvovirose, parainfluenza (un des agents de la toux du chenil) et leptospirose.
  • Selon le mode de vie de l’animal : toux du chenil, piroplasmose, maladie de Lyme, leishmaniose.
  • Rage : obligatoire pour les voyages à l’étranger (à partir de 12 semaines).

Chat :

  • Vaccins essentiels : typhus, coryza, leucose.
  • Rage : obligatoire pour les voyages à l’étranger (à partir de 12 semaines).

Le protocole vaccinal est toujours adapté au mode de vie de l’animal par votre vétérinaire.

Antiparasitaires (puces, tiques, vers)

Parasites internes

  • Traitement tous les mois jusqu’à 6 mois
  • Puis tous les 3 à 6 mois selon le mode de vie

Parasites externes

  • Traitement recommandé dès l’arrivée
  • Indispensable pour les animaux sortant à l’extérieur
  • Toujours utiliser des produits adaptés au poids et à l’espèce.

Demandez conseil à votre vétérinaire.

❖Socialisation et apprentissages

La période entre 2 et 4 mois est une phase clé du développement comportemental.

À favoriser progressivement :

  • Contact avec différentes personnes (adultes, enfants, seniors)
  • Habituation aux bruits du quotidien (aspirateur, voiture, sonnette…)
  • Découverte de nouveaux environnements (ville, transports…)
  • Manipulations douces (pattes, oreilles, bouche) pour entraîner l’animal aux soins
  • Rencontres avec d’autres animaux, de façon sécurisée

Chaque expérience doit être associée à quelque chose de positif (jeu, friandise, caresse).

Apprendre la solitude

  • Habituer progressivement l’animal à rester seul
  • Éviter le sur-attachement

❖ Propreté et éducation de base

Chez le chien

  • Sorties fréquentes : réveil, repas, jeu, coucher
  • Féliciter immédiatement les réussites
  • Patience : les accidents sont normaux au début
  • Éviter toute punition (inefficace et contre-productive)
  • Apprendre les ordres de base : assis, couché, pas bouger, lâche, le rappel.
  • Stopper les comportements de mordillement le plus tôt possible

Chez le chat

  • Litière accessible en permanence
  • Montrer le bac dès l’arrivée
  • Un bac par chat + un supplémentaire recommandé
  • Nettoyage quotidien (les chats sont très sensibles à la propreté)
  • Éviter les litières parfumées

En cas d’accident

  • Ne jamais punir
  • Nettoyer avec un produit enzymatique 
  • Chercher une cause possible (stress, maladie, environnement)

❖ Jeux, stimulation et enrichissement

Le jeu est essentiel pour le développement physique et mental.

  • Jouets adaptés, sécurisés et variés
  • Griffoirs indispensables pour les chats (griffades naturelles)
  • Jeux réguliers pour éviter l’ennui (surtout en intérieur : jouets d’occupation)
  • Attention aux petits objets dangereux (ingestion possible)

❖ Erreurs fréquentes à éviter

  • Donner du lait de vache (intolérance fréquente)
  • Laisser sortir trop tôt sans surveillance
  • Changer brutalement d’alimentation
  • Déranger excessivement le sommeil
  • Donner des jouets non sécurisés

Erreurs d’éducation courantes

  • Répondre systématiquement aux miaulements ou demandes
  • Jouer avec les mains (favorise morsures/griffures)
  • Céder systématiquement aux demandes alimentaires
  • Utiliser des punitions physiques
  • Négliger la socialisation

❖En résumé

La première année de vie est une période fondatrice. Une bonne alimentation, une prévention vétérinaire adaptée, une socialisation progressive et un cadre sécurisé permettent de construire un animal équilibré et en bonne santé.



Comment prendre bien soin de votre... poisson rouge !
Comment prendre bien soin de votre... poisson rouge !

16/06/2023 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Comment prendre bien soin de votre… poisson rouge !Les poissons, dont le « poisson rouge », sont des NAC(1) à la physiologie très particulière dont la santé dépend directement de leur environnement.Autrefois, il a massivement été offert dans les kermesses et les fêtes foraines sans aucun conseil adapté pour son entretien. Les poissons rouges ont donc beaucoup souffert de ce manque d’information et du cliché du poisson dans son bocal.Heureusement, depuis quelques années les choses changent et aujourd’hui le bocal rond n’est plus commercialisé en France. Cet article vise à passer en revue les conseils environnementaux permettant de maintenir votre poisson en bonne santé. ❖ Comportement et environnement :Le « poisson rouge » est un poisson d’eau douce appartenant à la famille des Cyprinidés. Il s’agit officiellement d’un animal domestique issu d’un élevage sélectif d’une forme sauvage de l’espèce (le cyprin doré) réalisé en Chine à l’époque des premières dynasties. C’est un poisson d’eau froide ce qui signifie qu’il peut vivre en aquarium à la maison, à l’écart des sources de chaleur, ou dans un bassin extérieur. Il s’agit d’un animal grégaire qui vit en banc, il est donc conseillé d’en adopter au moins deux ou trois.Un aquarium avec un litrage important est requis (entre 50 et 100 L par poisson à l’adoption selon la variété) sachant qu’il faudra probablement augmenter la taille du bassin à l’âge adulte. La température de l’aquarium doit être maintenue entre 10 et 25°C et le pH de l’eau entre 6.8 et 7.2. Le poisson rouge « pollue » très rapidement son eau, il est donc nécessaire d’avoir un système de filtration efficace (pompe externe avec une capacité de filtration faisant au moins 3 à 4 fois le litrage de l’aquarium par heure). Pour les mêmes raisons, un renouvellement partiel régulier (environ ¼ du litrage une fois par mois) de l’eau de l’aquarium est conseillé. Il s’agit d’un poisson diurne. Un éclairage artificiel avec un spectre adapté aux aquariums est préférable à un éclairage naturel car l’intensité et la photopériode peuvent être contrôlés. L’éclairage favorise notamment la croissance correcte des plantes dans l‘aquarium sans favoriser le développement des algues indésirables. Une photopériode de 10 à 12h maximum est conseillée. En milieu sauvage, ce poisson vit dans des eaux calmes à faible courant, il n’est donc pas nécessaire d’équiper l’aquarium avec un système mettant l’eau du bassin trop en mouvement afin d’éviter de créer un stress environnemental chronique.Dans la nature, le poisson rouge recherche sa nourriture en remuant le substrat. La mise en place d’un substrat adapté au fond de l’aquarium est donc conseillée pour reproduire au maximum le milieu naturel. Par ailleurs, cela permet également de planter des végétaux aquatiques naturels dans l’aquarium, qui sont à la fois une source de cachettes et de nourriture, permettent de fixer le substrat et participent à l’assainissement de l’eau. Il est aussi possible d’agrémenter le fond de l’aquarium de décors naturels ou artificiels fournissant des cachettes supplémentaires.Le poisson rouge est omnivore. En captivité, une nourriture complète et adaptée à l’espèce est possible sous forme de granulés. L’alimentation flottante sous forme de flocons ou paillettes est à proscrire. De plus le poisson peut se nourrir des végétaux présents dans le bassin, ils sont notamment friands de l’élodée, des lentilles d’eau, des anubies et de fougères aquatiques (fougère de Java ou de Sumatra).Des petits crustacés vivants ou congelés peuvent également être distribués de temps en temps. Il est conseillé de respecter 2 à 3 jours de jeûne chez les adultes dans la semaine et de rationner l’alimentation industrielle pour éviter la suralimentation et la pollution de l’eau de l’aquarium.❖ Particularités physiologiques :Le poisson rouge a une espérance de vie d’environ 30-35 ans. A l’âge adulte, il mesure une vingtaine de centimètre, si l’espace à sa disposition pour nager lui permet d’atteindre sa taille maximale.Il existe plusieurs variétés de poissons rouges issus du poisson rouge commun caractérisées par une exagération/hypertrophie d’un caractère morphologique : le Tête de lion , le Voile de Chine, le Bubbleeye ou le Ranchu. Ces caractères peuvent s’avérer être un handicap pour le poisson, ce qui les rend plus sensibles, notamment à certains facteurs environnementaux (température, dureté ou pH de l’eau par exemple).❖ Médecine préventive :Tout comme les autres NAC, les poissons peuvent souffrir de maladies parasitaires externes ou internes qui peuvent être décelées en observant des lésions cutanées, des symptômes digestifs, des symptômes respiratoires ou encore des symptômes plus généraux comme de l’abattement, de l’anorexie, une perte de poids… La mise en place d’un traitement nécessite au préalable une consultation chez le vétérinaire pour déterminer le parasite responsable et mettre en place le traitement le plus adapté.Avant l’introduction d’un nouvel individu dans le bassin/aquarium déjà installé, nous conseillons de respecter une période de quarantaine. Elle permet à la fois de faire une adaptation du nouveau poisson à l’eau de son nouveau milieu de vie mais aussi de surveiller l’apparition d’éventuelles maladies pendant cette durée et de ne pas risquer alors de contaminer l’aquarium et ses éventuels habitants.❖ Reproduction :Le dysmorphisme sexuel est discret et ne se développe qu’à la maturité sexuelle (vers 2-3 ans) : la femelle s’arrondit et sont anus est plutôt convexe, le mâle développe des petits nodules (boutons de noce) sur les ouïes et les nageoires pelviennes et l’anus est plutôt concave.Les poissons rouges se reproduisent jusqu’à environ 10 ans tout au long de l’année en aquarium, et plutôt au printemps dans un bassin extérieur. C’est la période de frai.Question curieuse : Peut-on mettre un poisson dans un aquarium qui vient juste d’être installé ?Non ! L’aquarium a besoin d’être rodé avant d’y mettre les poissons. Le rodage correspond à la période pendant laquelle l’écosystème de l’aquarium va s’équilibrer sans aucune intervention extérieure.Après avoir nettoyé tous les éléments de l’aquarium puis avoir installé le substrat, le décor, les plantes, le système de filtration et d’éclairage et avoir fait la mise en eau, on laisse tourner le système pendant 4 à 6 semaines. Durant cet intervalle, le cycle de l’azote se met en place : dans les premiers jours de l’ammoniaque se forme et ce dernier va être consommer par une bactérie qui se développe à peu près au même moment dans l’eau : Nitrosomonas. Elle va consommer l’ammoniac et le transformer en nitrite, élément toxique pour les poissons. Le pic est observé à peu près à 4 semaines. Il diminue très rapidement grâce à d’autres bactéries (Nitrospiras et Nitrobacter logées notamment dans le substrat et le filtre) qui consomment les nitrites et les transforment en nitrates. Une fois que le taux de nitrites retombe à 0, les poissons peuvent être installés dans leur aquarium.(1) L’acronyme NAC regroupe des petits mammifères, des reptiles, des poissons, des oiseaux, etc. Références :WILDGOOSE WH. BSAVA Manual of Ornemental fish, 2nd ed. BSAVA, Gloucester. 2001: 304p.Vous pouvez retrouver cette fiche conseils en téléchargement, en cliquant ici.

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